Quand vous saurez reconnaître vos amis uniquement vus de dos,
Quand vous saurez ôter votre sweat d une seule main,
Quand vous admettrez que ce soit toujours le plus petit qui commande,
Quand B1, B2 n évoqueront plus seulement le jeu de bataille navale,ou les salles du collége
Quand après bouillon, vous ne direz plus : beurk !!!, mais whaouuuuuuuu !!!
Quand vous ne connaîtrez que des cyclistes au regard perpendiculaire à l'avancement,
Quand le mot ampoule ne vous fera plus penser qu à EDF,
Quand sur une autoroute vous vous imaginerez dans une ligne d'eau,
Quand vous irez à bâbord ou à tribord et réserverez gauche et droite au seul monde politique
Quand vous persisterez à écrire ergo sans T,
Quand après pelle ce ne sera ni seau, ni rateau,
Quand c est le chiffre 10 que vous associerez au mot clé,
Vous saurez que nous partageons la même passion !
Le barreur :
On raconte beaucoup de choses sur les barreurs. Le complexe de Napoléon est un trait caractéristique : le barreur trouve dans son poste la jouissance du commandement que sa petite taille et son apparence chétive lui enlèvent dans la vie de tous les jours.
Un autre détail est qu'un barreur est absolument incapable de conduire une voiture correctement :
Il lui faut 10 bornes pour changer de file, une heure pour se garer et il crie comme un taré...
La Nage :Clément
« C'est un sacré boulot» Une nage se reconnaît aux premiers coups de rames : on est fait pour la nage ou on ne l'est pas, mais cela se sent tout de suite.
Les nages sont trempées dans l'acier le plus pur de l'obstination.
N'essayez jamais de terminer une partie de Monopoly ou de Risk avec une nage.
Le Deux :Jérome
Le Deux est un râleur, toujours coincé entre l'autorité de la nage et la brutalité des 3-4-5-6.
Il doit y avoir une influence cosmique, qui fait que n'importe quel rameur qui prend la place de Deux se met à se plaindre, à faire des commentaires...
Vous pourriez mettre Mère Teresa en Deux : elle ferait peut-être du bon boulot, mais à tous les coups elle ne pourrait s'empêcher de râler.
Le Trois :Ronan
Prenez Arnold Schwarzenegger, shootez-le au Guronzan, vous aurez un Trois. Si le Deux est le yang, le Trois est son yin ; il absorbe toute la mauvaise humeur du Deux.
La brute au c½ur tendre, le gorille dans la brume. Le Trois est toujours d'accord à toutes les critiques.
S'il est souvent brillant à son poste, il est marqué par un manque de confiance en soi et une tendance à l'auto flagellation.
D'ailleurs, mettez n'importe quel rameur, même une nage, en Trois, vous le verrez avouer après une sortie piteuse :
« Désolé, tout est de ma faute, les gars... »
Le Quatre :Cédric
)Dieu. Yahvé. Allah. Bouddha. Ce n'est pas tant que la place de quatre représente ceci, mais plutôt comment elle permet d'être traité.
Si une photo du bateau est prise, le Quatre aura toujours l'air classe et souriant alors que les autres auront toujours l'air exténué, la bave aux lèvres, le t-shirt débraillé.
C'est au Quatre qu'on trouve la plus grande différence entre image et réalité.
NB : le Quatre porte des Ray-Ban d'aviateur.
Le Cinq :benjamin
Le Cinq n'est pas stupide : il est DIFFERENT. Il est sujet à des troubles de mémoire. Il oublie toujours de mettre sa dame de nage dans le bon sens, il ne sait jamais s'il est bâbord ou tribord, il traîne autour du Club-house en cherchant son Sweat-shirt, il ne sait jamais à quelle série on est rendu...
Il ne faut pas lui en vouloir, après tout, c'est un Cinq...
Le Six :marka
En retard sur l'eau. En retard à l'entraînement. En retard pour le car. En retard dans les coups durs. En retard au débarquement. En retard à ses rencards.
Vous l'aurez compris, le Six a une propension marquée à être en retard.
Cela n'enlève rien à sa valeur, mais comme ses trois prédécesseurs, le Six est plus caractérisé par sa présence physique que par sa présence d'esprit...
Le Sept : yoann
Un coup dur, et un autre, et un autre. Le sept est la relance du bateau.
Autant le Deux n'arrête pas de se plaindre, sur l'équilibre, sur le rythme, sur l'accélération, autant le Sept murmure :
« C'est bon les gars, continuez comme ça ! ».
Le Huit mwa
Etre huit rend un rameur à la fois drôle et pessimiste. Une sorte de fatalisme étrange saisit le Huit.
Il sait qu'en cas de collision avec un autre bateau, c'est lui qui sera mort ou paralysé à vie.
Le Huit peut être très triste à terre, mais sur l'eau, il a toujours cet humour du désespoir, comme si chaque blague pouvait bien être la dernière.